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Être bien au travail

Comment chiffrer les bienfaits du télétravail sur l'environnement ?

Par Léo Ferté • Publié le

Et si on télétravaillait un peu plus en France, pour réduire nos émissions de CO₂ ? Cette étude s'est penchée sur la question.

Comment chiffrer les bienfaits du télétravail sur l'environnement ?
L’étude a été menée en ligne à la rentrée 2022 auprès de 3 000 actifs français. © Antonio Rodriguez . Adobe Stock

De conjoncturel pendant la pandémie, on peut dire que le télétravail s’est largement répandu et pérennisé en France, jusqu’à devenir structurel. Rares sont les entreprises qui ne proposent pas à leurs employés de travailler en jogging au moins un jour dans la semaine… Mais est-ce réellement le cas ? Pas vraiment, à en croire l’étude du Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) sortie en plein cœur de l’été, intitulée « Télétravailler davantage : quel effet sur les émissions de CO₂ des déplacements domicile-travail ? ».

La France à la traîne sur le télétravail

Que nous apprend-elle ? D’abord que les Français souhaiteraient avoir la possibilité télétravailler (ou continuer de le faire) : c’est le cas pour 52% d’entre eux. 38% jugent d’ailleurs que leur poste s’y prêterait. Malgré cela, en France, 72% des travailleurs déclarent ne jamais pratiquer le télétravail, et 4% disent en faire l’expérience moins d’une fois par semaine. Aux États-Unis, pays connu pour être plutôt favorable au bureau à la maison, ce chiffre est de 60 % (selon WFH Research). 

L’institut allemand IFO s’est également penché sur la question, en étudiant la mise en place du télétravail dans 34 pays développés : selon ses travaux, il apparaît que ce sont les pays anglo-saxons qui le pratiquent le plus largement. Si l’on ne compte que les pays européens de ce panel, la France arrive en avant-dernière position, avec 0,6 jour par semaine, loin derrière le Royaume-Uni (1,5 jour) ou l’Allemagne (1 jour).

Conclusion : si la une grande partie des emplois en France ne se prêtent pas au télétravail (“71 % des cadres et professions intellectuelles supérieures considèrent que leur poste est télétravaillable, contre 15 % des ouvriers”, selon le Crédoc), la marge est encore conséquente en Hexagone, où le remote pourrait s’implanter davantage.

La voiture, toujours le moyen de transport privilégié des actifs

Et si le caractère vertueux du télétravail pour l’environnement pouvait déclencher ce déclic ? Si l’on regarde de plus près l’étude du Crédoc, la voiture est de loin le moyen de transport privilégié des Français pour se rendre sur leur lieu de travail : 80 % de ceux qui ne pratiquent jamais le télétravail l’utilisent comme mode principal pour leurs déplacements domicile-travail. Leurs émissions liées à ce déplacement s’élèvent à 5,6 kg de CO par jour travaillé. Les télétravailleurs, lorsqu’ils se rendent sur site, sont 64% à utiliser leur auto, et émettent un peu plus de CO que les non télétravailleurs, car ils habitent en moyenne plus loin.

 

© Crédoc

 

Si l’on compare ces deux dernières catégories d’automobilistes à celle qui utilise les transports en commun, leurs émissions sont près de quatre fois plus élevées.… Sans même parler de ceux qui ont adopté la mobilité douce (marche, vélo). Notons que ces déplacements domicile-travail ne représentent en France “que” 4 % des émissions de de gaz à effet de serre.

De 2 à 10% d’émissions de COen moins

Quel serait l’effet sur la planète si l’on venait à télétravailler davantage, et de façon réaliste ? Pour chiffrer l’effet bénéfique que pourrait avoir le télétravail sur les niveaux d’émissions de CO, les chercheurs se sont penchés sur deux scénarios : 

  • Le scénario « additionnel » : les actifs qui pratiquent déjà le télétravail se verraient accordés un jour par semaine en plus à la maison. Dans ce cas de figure, «les émissions de CO₂ liées aux déplacements domicile-travail seraient réduites de 2 %»
  • Le scénario « pratique souhaitée », où « tous les actifs en emploi, qu’ils soient actuellement télétravailleurs ou non, télétravaillent au niveau idéalement souhaité selon eux ». Selon le Crédoc, cela correspondrait en réalité à un jour de télétravail par semaine pour 50% des travailleurs. Les émissions baisseraient alors de 10%.

L’étude a été menée en ligne à la rentrée 2022 auprès de 3 000 actifs français métropolitains en emploi. Si de précédentes recherches avaient étés menées sur le sujet aux États-Unis (où les distances parcourues entre le domicile et le lieu de travail sont bien supérieures à la France), il s’agit selon le Crédoc « d’une des premières à s’intéresser simultanément à différents aspects du télétravail (pratique, possibilité, souhait, avantages et inconvénients perçus...) et aux chaînes de déplacement domicile-travail ». 

 

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