Être trop bavard en entretien : c’est grave ?
5 conseils pour rester professionnel même si vous êtes très à l’aise face au recruteur.

L’entretien d’embauche ? Vous êtes dans la catégorie des candidats qui sont à l’aise avec l’exercice ! Vous appréciez même souvent cet échange avec les recruteurs. D’ailleurs, votre problème est plutôt que vous craigniez de paraître trop à l’aise ou trop confiant. On vous aide à trouver la bonne attitude pour montrer votre motivation sans en faire trop.
Vouvoiement ou tutoiement ? Sachez sur quel pied danser
De prime abord, utilisez toujours le « vous » face au recruteur. C’est une formule de politesse qui reste de rigueur dans la langue française même si le tutoiement gagne du terrain, notamment dans les offres d’emploi. Si vous préférez le tutoiement, attendez que votre interlocuteur le suggère avec une phrase comme « on peut se tutoyer si tu préfères ». Dans le doute, vouvoyez toujours votre interlocuteur.
Le signe d’alerte : Vous avez l’impression de parler au recruteur comme à votre meilleur ami. Pour un peu, vous seriez prêt à lui faire une tape dans le dos.
Prenez le temps de laisser parler le recruteur
Au début de l’entretien, après les échanges de politesse, le recruteur va peut-être prendre le temps de présenter l’entreprise ou les locaux. N’hésitez pas à poser des questions pour montrer votre intérêt. N’ayez pas forcément peur des silences. Le recruteur ne renchérit pas après l’une de vos réponses ? Inutile de chercher à meubler absolument la conversation. Il cherche sans doute une question pertinente à vous poser par rapport à ce que vous venez d’expliquer et ne vous jugera pas sur votre rapidité de réponse. Laissez aussi le temps à votre recruteur de formuler ses questions et ne chercher pas à lui couper la parole pour anticiper sa demande.
Le signe d’alerte : Votre interlocuteur ne prend même plus de notes car il ne sait peut-être plus où il en est parmi toutes les expériences que vous déroulez. Il est encore temps de rectifier le tir en posant des questions sur le poste ou l’organisation du travail au sein de l’entreprise (les horaires, les objectifs etc.). Ne l’interrompez plus et prenez des notes à votre tour.
Ralentissez votre débit
Être à l’aise n’empêche pas d’être stressé. Essayez de vous entraîner un peu à l’oral avant, en vous enregistrant avec un dictaphone, par exemple, pour vérifier votre ton et votre débit de parole. Formulez des phrases courtes en marquant bien les points pour faire des pauses et vous permettre de souffler. Votre recruteur en profitera également !
Le signe d’alerte : Vous bafouillez ou vous utilisez un mot pour un autre. Il est temps de faire une pause et de laisser votre interlocuteur rebondir.
Concentrez-vous sur des messages essentiels à faire passer
La bonne façon de savoir si vous en dites trop ou pas assez en entretien : réalisez des petites notes avec des mots clés que vous voulez utiliser ou des exemples de missions que vous voulez absolument citer. En général, tenez-vous en à ceux qui répondent le mieux aux attentes du poste. Essayez d’aller à l’essentiel en citant un exemple précis qui illustre la compétence que vous voulez mettre en avant. Par exemple, si le poste demande une forte capacité d’organisation, notez un projet qui vous a demandé de respecter un délai précis en coordonnant plusieurs intermédiaires. Restez synthétique et ne vous perdez pas en racontant tous les détails et les aléas du projet.
Le signe d’alerte : vous venez de raconter une dispute mémorable entre votre ancien boss et l’un de vos anciens collègues à propos de l’organisation de ce projet.
Dévoilez-vous (mais pas trop)
Lors d’un entretien d’embauche, un recruteur souhaite évidemment en savoir plus sur votre personnalité. Il peut vous demander vos défauts et vos qualités mais aussi vos centres d’intérêts. L’idée est de rester dans le cadre d’une sphère professionnelle. Vous êtes passionné de randonnée ? Parlez-en évidemment quand vient la question sur vos loisirs mais pas besoin de rentrer dans les détails de votre dernière escapade. Vous étiez dans les Vosges et vous avez adoré les paysages découverts : OK. Vous avez sympathisé avec le gérant du refuge (d’ailleurs, il s’appelle Denis) et vous aviez des ampoules infernales ? Pas OK. Vous n’êtes pas non plus obligé de parler de votre situation familiale lors de cet entretien. Un recruteur n’a pas besoin de savoir si vous êtes en couple ou non et si vous avez des enfants.
Le signe d’alerte : Le recruteur connaît même le nom de votre animal de compagnie.
Les 3 erreurs à éviter :
- Couper la parole de votre interlocuteur
- Partager trop d’anecdotes de vie privée
- Tutoyer sans avoir été invité à le faire
Crédits photo : ASDF/stock.adobe.com
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