L'absentéisme au travail bat des records : un salarié sur deux est concerné
Depuis dix ans, l’absentéisme au travail a augmenté de 75%.

L’absentéisme au travail connaît une courbe ascendante depuis plusieurs années et a même atteint un pic en 2022. Mise en lumière par plusieurs études, la problématique touche particulièrement les jeunes salariés et les cadres et semble corrélée à une hausse des troubles psychologiques.
25 jours d’absence en moyenne
Le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. C’est ce que révèle le dernier baromètre sur l’absentéisme au travail publié ce lundi par le cabinet Ayming et AG2R La mondiale, qui se concentre sur le secteur privé et les salariés en CDI. En 2011, un salarié français était absent en moyenne quatorze jours par an. Désormais, ce même salarié connaît 25 jours d’absence chaque année en moyenne, soit une augmentation de 75% par salarié et par an. Rien que sur les six dernières années, l’absentéisme a bondi de 36%. Il s'agit bien sûr de moyennes, qui donnent pas une photo précise de la situation.
Reste que le taux d’absentéisme moyen dans les entreprises françaises était de 6,7% en 2022. Un chiffre qui, rapporté à l’ensemble des actifs, est d’autant plus significatif comme l’indique l’étude : « Pour la population active française, qui compte environ 22 millions de salariés en CDI, cela représenterait en moyenne plus de 1,5 million de collaborateurs absents toute l'année. »
Parmi les secteurs les plus concernés, on retrouve dans le trio de tête les métiers du tertiaire (7,62%), le secteur de la santé (7,35%) et des transports (6,46%). A l’inverse, l’industrie et le BTP semblent moins impactés avec un taux d’absentéisme de 5,43%.
Les jeunes salariés et les cadres sont particulièrement touchés
Et la tendance ne semble pas faiblir. En 2021, 37% de salariés se sont déclarés absents. L’année suivante, en 2022, c’est près de la moitié d’entre eux. Même si la majorité de ces arrêts étaient de courte durée, l’augmentation reste spectaculaire.
Il y a quelques semaines, c’est une autre étude qui mettait en lumière le même phénomène : AXA a ainsi constaté auprès de ses 3 millions d’assurés une hausse du nombre de jours d’absence de 41% en 2022. Sur 100 jours de travail, cela représente 4,5 jours d’arrêt contre 3 auparavant et près d’une semaine supplémentaire sur toute une année de travail.
Si les dernières vagues épidémiques de coronavirus l’expliquent en partie, la raison principale serait ailleurs. Depuis la fin de la pandémie, les troubles psychologiques sont en effet devenus la première cause d’arrêt maladie devant les troubles musculosquelettiques (TMS). Pour les arrêts maladie de plus 30 jours, un peu moins d’un sur quatre (22,2%) sont dus à un épuisement professionnel – contre 18,2% en 2019.
L’assureur constate par ailleurs que l’absentéisme augmente bien plus fortement chez les jeunes salariés, de plus de 50% en trois ans chez les 25-30 ans et de près de 55% chez les moins de 25 ans (contre par exemple 35% chez les 45-50 ans).
Autre population particulièrement touchée : les cadres, avec une augmentation du nombre d’arrêt de 41% contre 36,6% pour les non-cadres. Selon le baromètre annuel de Malakoff Humanis, plus d’un manager sur deux a connu au moins un arrêt maladie en 2022.
Crédits photo : leonidkos/stock.adobe.com
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