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Évoluer dans sa vie pro

D’éducatrice spécialisée à mécanicienne en robinetterie dans le nucléaire, Sarah vous raconte sa reconversion

Par Adèle Charrier • Publié le • Sponsorisé par John Cockerill

Le Groupe John Cockerill, acteur majeur dans le nucléaire, mise sur les profils en reconversion pour élargir ses rangs.

D’éducatrice spécialisée à mécanicienne en robinetterie dans le nucléaire, Sarah vous raconte sa reconversion
Avec son travail, Sarah participe au bon fonctionnement des sites nucléaires. © John Cockerill Services

La France s’est fixé l’objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Pour cela, elle investit massivement dans les énergies décarbonées et notamment dans le nucléaire. La relance de cette filière devrait nécessiter près de 100 000 recrutements dans les dix prochaines années. De nombreuses opportunités sont donc à saisir !

Pour répondre à la pénurie de talents, des industriels comme le groupe international John Cockerill n’hésitent pas à embaucher des profils issus d’autres secteurs d’activité, en les formant ensuite en interne. Ce fut le cas de Sarah Piquet, 26 ans.

La reconversion, un bon moyen de répondre à la pénurie de talents

Avant de se reconvertir en tant que mécanicienne en robinetterie chez John Cockerill, la jeune femme a débuté sa carrière dans le médico-social. « J’étais éducatrice spécialisée. Je travaillais en protection de l’enfance dans un centre d’accueil d'urgence pour les enfants placés et dans un foyer de vie pour les personnes en situation de handicap », raconte-t-elle. Au bout de sept ans, un changement de direction dans la structure qui l’employait, l’a poussée à vouloir changer de métier. « Je me suis présentée à France Travail, en leur demandant ce qu’ils pouvaient me proposer comme formation, tout en sachant qu’il y avait deux centrales nucléaires dans la région (à Cruas en Ardèche et à Tricastin dans la Drôme) qui recrutaient ».

Bricoleuse de nature, Sarah recherchait une profession manuelle, mais aussi plus lucrative que celle qu’elle exerçait avant. « J’ai souhaité m’orienter vers le nucléaire, car le secteur et le métier m’intéressaient beaucoup, mais aussi parce que les salaires sont beaucoup plus élevés que dans le social », souligne-t-elle. « Aujourd’hui en 35 heures semaine, j'arrive à la même fiche de paye qu’avec les 44 heures semaine de mon précédent poste ».

Une formation accélérée de trois mois

Une fois sa voie de mécanicienne en robinetterie trouvée, Sarah a dû suivre une formation pour apprendre le métier. Dispensée par John Cockerill et subventionnée par France Travail, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et John Cockerill, celle-ci a duré trois mois. « Les deux premiers mois étaient portés sur la mécanique et toutes les formations habilitantes au nucléaire. J’ai appris les manipulations que j’allais devoir faire : du tarage, du rodage (opérations industrielles) … avec des cours plus théoriques sur les différents types de robinets, leurs spécificités, leurs composants et leurs risques », détaille-t-elle.

Il s’agit d’un robinet industriel. C’est sur ce type d’installation que Sarah est amenée à intervenir. © John Cockerill

Puis, la jeune femme a mis en pratique ces enseignements en apprenant à démonter et remonter les différents robinets industriels, de façon à comprendre l’utilité de chaque pièce pour repérer les fuites. En parallèle, elle a passé différentes habilitations spécifiques au secteur du nucléaire. « J’ai été formée sur le port du harnais, sur différents heaumes ventilés (tenue étanche adaptée au nucléaire), sur la radioprotection », énumère-t-elle.

Grâce à cette formation qu’elle décrit comme « très instructive », Sarah a appris les ficelles du métier rapidement, aux côtés de douze apprenants : « En arrivant, je ne connaissais rien du secteur, ni le nom des outils, ni l’environnement de travail. Ce fut une grande et belle découverte », affirme-t-elle. C’est à l’issue de cet apprentissage, en janvier 2025, qu’elle a rejoint les effectifs de John Cockerill, à la centrale nucléaire de Tricastin.

« Ça demande de faire fonctionner ses méninges »

Bien que le quotidien d’un mécanicien-robinetier soit complètement différent de la gestion de l’humain, dont elle avait l’habitude, ce travail lui a « tout de suite plu ». Aujourd’hui, ses missions consistent à réaliser l'entretien et la maintenance des organes mécaniques de la robinetterie de la centrale de Tricastin. Il faut imaginer ces installations comme d’immenses robinets, « bien plus gros que ceux que l’on trouve à la maison », laissant s’écouler à différents débits des liquides industriels tels que de l’eau, de l’acide, du gaz…

Avec son travail, Sarah participe au bon fonctionnement des sites nucléaires. « Concrètement, lorsque l’on me signale une fuite sur un robinet, il faut que je trouve la raison et l’emplacement de la fuite pour changer la bonne pièce ». Elle apprécie particulièrement cet aspect du poste : « Ça demande de faire fonctionner ses méninges, c’est super intéressant ! » Elle affectionne aussi la maintenance, second volet de ses missions, qui permet de prolonger la durée de vie des infrastructures.

« Les journées ne se ressemblent pas »

Le quotidien de Sarah n’est pas routinier, car les manipulations sont variées et changent en fonction des robinets. « Les journées ne se ressemblent pas », assure-t-elle. D’autant qu’elle travaille sur des installations de toutes tailles et à différents endroits de la centrale. « On n’est jamais dans les mêmes lieux. Un jour, on évolue en zone conventionnelle et d’autres fois, on va devoir s’équiper d’ EPI (équipement de protection individuelle) spécifique pour se rendre en zone contrôlée », décrit-elle.

Au-delà du « salaire attractif » et des « horaires confortables », c’est cette diversité des missions et des conditions d’exercice qui lui plaisent particulièrement. « Avec la mécanique, on découvre de nouvelles fonctionnalités chaque jour. Aujourd’hui, par exemple, je vais utiliser un ordinateur spécialisé pour vérifier si les robinets fonctionnent correctement ».

Le nucléaire, « un secteur d’avenir »

Pleinement satisfaite de sa reconversion, Sarah encourage d’autres candidats à suivre la même voie. « Le nucléaire, c’est un secteur d’avenir où il y a énormément d’opportunités en ce moment. Même lorsqu’on ne connaît rien à ce domaine, on peut être formé en interne », souligne-t-elle. D’après elle, aucun prérequis spécifique n’est nécessaire, si ce n’est de la motivation.

Une fois embauché, le fait de travailler dans la filière nucléaire est un gros plus sur le CV. En effet, d’après elle, ce secteur d’activité ouvre de nombreuses portes. « Une fois que l’on a passé les habilitations, on peut vraiment se diriger vers tous les corps de métier en interne et évoluer facilement vers d’autres fonctions ! »

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