La cooptation, comment ça fonctionne ?
Qu’est-ce que la cooptation ? À quoi sert-elle ? Comment s’en servir ?

Les entreprises peinent parfois à recruter, surtout lorsqu’il s’agit de profils dits pénuriques. La cooptation apparaît alors comme un bon moyen d’attirer plus rapidement de nouveaux talents. Mais aussi de fidéliser ceux déjà en poste. Elle participe à l’élaboration d’un trio gagnant entre coopté, coopteur et recruteur. Définition, conseils, avantages et inconvénients de la cooptation, nous vous livrons tous ses secrets.
Qu’est-ce que la cooptation ?
La cooptation bouleverse les méthodes de recrutement. De plus en plus d’entreprises y ont recours.
La définition de la cooptation
La cooptation est une technique de recrutement. Elle permet à un salarié de l’entreprise de recommander un candidat de son réseau lorsqu’un poste est ouvert.
Une récompense lui est généralement donnée lorsque le recrutement est concrétisé.
La cooptation mobilise trois acteurs :
- Les forces vives de la société pour attirer de nouveaux profils. On parle de coopteurs. Le réseau utilisé par le coopteur peut être personnel, un membre de sa famille par exemple, ou professionnel.
- Les candidats à l’embauche. On parle de cooptés.
- Le service des ressources humaines de l’entreprise en quête de nouveaux collaborateurs.
Quel est le synonyme de cooptation ?
Des synonymes peuvent être utilisés pour parler de cooptation. Les termes parrainage ou recrutement participatif sont aussi employés.
Cooptation ou piston ?
Il ne faut pas confondre la cooptation avec le piston.
Dans le premier cas, un entretien évaluant les compétences techniques et les soft skills du candidat est programmé après la recommandation. Le coopté n’est embauché que s’il correspond aux attentes des recruteurs.
À l’inverse, le pistonné est automatiquement embauché. Nul entretien pour confirmer ses savoir-faire et savoir-être. La relation avec le « pistonneur » suffit.
Comment coopter une personne ?
La mise en place de la cooptation dans l’entreprise est du ressort du service des RH. C’est à ce dernier qu’il revient d’en fixer les termes et les modalités d’utilisation. Puis, d’en informer les collaborateurs en poste.
Il faut ensuite régulièrement les alerter des postes ouverts à cooptation. Le plus souvent, le partage est fait par mail, par une newsletter ou sur les réseaux sociaux de l’entreprise.
Le processus de cooptation est propre à chaque entreprise. Il n’y a pas de modèle type. Le service des ressources humaines peut rédiger un guide de la cooptation à l’usage des salariés précisant :
- Qui peut coopter ?
- Quels sont les postes concernés ?
- Qui peut être coopté ?
- La procédure de cooptation.
- La récompense prévue.
Dès lors qu’un salarié souhaite recommander une personne, il doit suivre la procédure de cooptation prévue dans l’entreprise.
Exemple de procédure de cooptation
La procédure de cooptation comporte généralement plusieurs étapes. Elles sont définies par l’entreprise.
Par exemple :
1. Un salarié souhaite coopter un membre de son réseau sur un poste ouvert à la cooptation.
2. Il télécharge un formulaire de cooptation à renseigner par le coopteur et le coopté :
- Informations relatives au coopteur : coordonnées, intitulé du poste, nom du responsable hiérarchique…
- Informations relatives au coopté : coordonnées, intitulé du poste visé, disponibilités…
- Pourquoi le coopteur recommande le candidat ?
- Pourquoi le coopté souhaite intégrer l’entreprise ?
3. Il envoie par mail le formulaire rempli, ainsi que le CV du coopté, au service des ressources humaines et met en copie son responsable hiérarchique.
4. Il prévient le coopté de la démarche effectuée.
5. Les RH contactent le coopté et lui proposent un entretien d’embauche.
6. Les RH informent le coopté que sa candidature est retenue ou au contraire qu’elle n’est pas retenue.
7. Le coopteur reçoit la récompense prévue, en un seul versement ou parfois, avec un versement en deux fois, avec la totalité de la prime à l'issue de la période d'essai.
Comment se faire coopter ?
Pour se faire coopter, il faut connaître un salarié qui travaille dans l’entreprise convoitée. Et manifester son envie d’intégrer les effectifs de l’entreprise. Il ne faut donc pas hésiter à faire connaître à son entourage amical et professionnel de son souhait de changer d’entreprise. Une bonne piste consiste à le faire savoir sur les réseaux sociaux professionnels.
Dès lors que cette première étape est passée, le coopté doit ensuite suivre la procédure de cooptation mise en place dans la société.
Quels sont les avantages de la cooptation ?
La cooptation est une technique de plus en plus suivie dans les entreprises.
Elle offre plusieurs avantages :
- à l’employeur :
- Elle permet de diversifier les processus de recrutement. Et par la même occasion, multiplier les chances d’attirer des nouveaux talents dans l’entreprise.
- Elle permet de réduire les coûts de recrutement puisque nul besoin de chasser les futurs candidats, ils viennent à l’entreprise.
- au coopteur :
- Elle lui permet de bénéficier d’une récompense lorsqu’il y a embauche puis validation de la période d’essai.
- Elle participe à la fidélisation des salariés en leur permettant de participer au recrutement de leurs collègues.
- au coopté :
- Elle permet de lui faire bénéficier d’une solide recommandation, tant sur ses compétences techniques que comportementales.
- Elle permet de lui faire gagner du temps dans le processus de recrutement en accédant à un marché caché de l’emploi.
Quels sont les inconvénients ?
Si la cooptation a beaucoup de vertu, elle présente quand même deux inconvénients majeurs.
Cooptation et inconvénient pour le coopteur
La cooptation représente un risque pour le coopteur. Recommander quelqu’un est engageant. Le coopteur devient à la fois garant des compétences techniques du coopté, mais aussi de son état d’esprit et de ses valeurs.
Si le recrutement ne se passe pas bien, la réputation du coopteur peut être engagée. Et par la même occasion, devenir un frein à son épanouissement et son évolution dans l’entreprise.
Il est donc nécessaire d’y réfléchir à deux fois avant de recommander un candidat à l’embauche.
Cooptation et inconvénient pour le coopté
La personne cooptée peut développer un sentiment de loyauté envers celle qui l’a cooptée. Elle devient moins libre d’exercer ses droits de salarié, comme rompre une période d’essai ou démissionner, si l’emploi ne remplit pas ses attentes.
Qu’est-ce que la prime de cooptation ?
La cooptation n’est pas sans contrepartie. Pour encourager les salariés à recommander des personnes de qualité, une prime de cooptation est habituellement prévue en guise de remerciement.
Versée par l’entreprise sous plusieurs conditions, la prime de cooptation permet de lever les freins à recourir à ce système de recrutement.
Selon les entreprises, elle peut être versée dès la signature du contrat de travail ou dès la période d’essai achevée. Voire même, la moitié à chaque étape du parcours d’embauche.
Son montant est librement fixé par les entreprises. Il peut varier selon l’expérience du candidat, ses compétences ou la difficulté à recruter sur le poste.
Bon à savoir : la prime de cooptation n’est pas obligatoire. Certains employeurs préfèrent offrir un cadeau plutôt qu’une somme d’argent.
Crédit photo : Jacob Lund - stock.adobe.com
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